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Mes règles sont en retard ! 6 raisons autres que la grossesse

 

Vous étiez pourtant prête : votre coupe menstruelle Claricup désinfectée dans une main, chocolat chaud dans l’autre, vous étiez parée pour vivre tranquillement vos règles ce mois-ci. Et puis le jour venu… rien. Erreur de calendrier ? Erreur de contraception ? Tous les scénarios commencent à défiler dans votre tête et la panique monte. STOOOP ! Il y a pleins d’explications possibles autres qu’une grossesse.

 

 

 

Pour mieux comprendre pourquoi les règles ne se déclenchent pas au moment où on l’avait calculé, il est important de revenir sur leur mécanisme de déclenchement :

De l’adolescence à la ménopause, le corps féminin est régi par des hormones sexuelles qui déclenchent une succession de cycles menstruels dont le but est simple : faire des bébés. Tous les 28 jours environ, vos ovaires libèrent un ovule pour qu’il soit fécondé et votre utérus prépare un petit nid douillet, au cas où cet ovule fécondé viendrait s’y développer. Si l’ovule n’est pas fécondé par un spermatozoïde, l’endomètre (= le petit nid douillet) s’autodétruit, et s’écoule avec un peu de sang : ce sont les règles. Les règles sont donc le signe que vous n’êtes pas enceinte.

Mais avoir du retard dans vos règles n’est pas forcément le signe que vous l’êtes.

L'adolescence ou la ménopause

Une des explications les plus simples est que vous êtes dans une de ces deux phases de transition : il est tout à fait normal d’avoir des règles irrégulières à l’adolescence ou à la ménopause. À l’adolescence, il faut un peu de temps, parfois quelques années, avant que les cycles menstruels se mettent bien en place. A la ménopause, ils s’arrêtent petit à petit, et d’allongent souvent. Et dans ces deux cas, difficile de calculer quoi que ce soit ! N’hésitez pas à demander conseil à un professionnel de santé pour vous accompagner dans ces étapes de votre vie intime qui viennent avec beaucoup de changements. 

Le stress

Il existe deux types de stress : le stress aigu, en réponse à un évènement précis et le stress chronique, qui s’installe si on est constamment soumis à des situations auxquelles nous ne sommes pas préparés. Seulement voilà, notre corps n’est pas fait pour être stressé en permanence. Le stress chronique est donc néfaste, car tel un effet domino, il dérègle des fonctions importantes du corps, dont le cycle menstruel et les règles1. Ce qui est en quelque sorte logique : si vous êtes stressée en permanence (parfois même sans en avoir conscience), votre corps a l’impression que vous êtes dans une situation qui n’est pas du tout adaptée pour accueillir un bébé. Il stoppe l’ovulation et donc les règles. Si vous arrivez à identifier la cause du stress et à la gérer, vos règles reviendront naturellement.

Un changement de rythme de vie drastique ou prolongé (décalage horaire, travail de nuit)

Les hôtesses de l’air et les infirmières connaissent bien ce problème : les changements dans le rythme de vie dérèglent non seulement le sommeil, mais aussi les règles. En effet, près de 53% des femmes travaillant en horaires décalés observent des changements dans le rythme de leurs règles2. Les personnes aux horaires décalés ont un sommeil fragmenté et plus court que la moyenne. Or, c’est pendant le sommeil que sont sécrétées les hormones qui déclenchent l’ovulation. Ne vous inquiétez donc pas si vous avez un retard de règles après un voyage à l’autre bout du monde : vos ovaires aussi sont décalés !

Vous faites du sport de façon intensive

Cette situation a été évoquée dans l’article 50 nuances de rouge : le sport pratiqué de façon intensive a pour conséquence de diminuer le volume des règles, de les rendre irrégulières voire même de les faire disparaitre3. Ceci est dû à un déficit en énergie disponible, ce qui diminue la sécrétion d’hormones sexuelles. Ces déficits entrainent non seulement des règles irrégulières ou inexistantes, mais aussi d’autres troubles que les spécialistes appellent « La Triade de l’Athlète Féminine » : un apport énergétique insuffisant et des troubles du cycle menstruel associés à une ostéoporose.  Il est donc important de vous faire accompagner par des professionnels de santé qui sauront vous conseiller pour  diminuer votre volume d’entrainement et adapter votre alimentation à vos dépenses énergétiques, ce qui permettra à vos règles de revenir naturellement.

Une prise ou perte de poids extrême

Que ça soit dans un sens ou dans l’autre, un changement de poids rapide est un stress pour le corps qui n’a pas le temps de s’adapter à ces évolutions soudaines. Il va donc arrêter de produire des hormones sexuelles (en cas de perte de poids extrême) ou au contraire, en produire trop (en cas d’obésité)4. Dans les deux cas, le résultat est le même : vos cycles peuvent devenir irréguliers, vos règles peuvent s’arrêter. Un professionnel de santé saura vous conseiller pour revenir à un poids équilibré, de façon saine, afin que vos cycles menstruels redeviennent réguliers.

Vous avez arrêté la pilule ou changé de contraception hormonale

Il faut souvent pas moins de 6 mois pour retrouver des cycles réguliers après l’arrêt de la pilule contraceptive. Donc pas de stress ! Il est tout à fait normal d’avoir des cycles menstruels irréguliers pendant ce laps de temps. Si vous utilisez d’autres contraceptifs hormonaux comme un implant ou un stérilet aux hormones, vos règles ont de fortes chances de diminuer, voire même disparaitre, et ça n’a rien d’inquiétant. 

Il reste la grossesse

Vous ne vous retrouvez dans aucune des situations décrites ci-dessus… et en y pensant bien, il est possible que vous ayez oublié votre pilule une ou deux fois dans le mois… Et puis avec Jules, vous n’avez pas trop pris de précautions… Bon, là, on ne va pas se mentir, il est temps de faire un test de grossesse. Vous pouvez vous procurer des tests de grossesse urinaires en pharmacie, et depuis 2014, en supermarché. Pour être sûre de ne pas passer à côté, il est important de le faire au bon moment : un test de grossesse détecte une hormone fabriquée par l’embryon, la beta-HCG. Cette hormone est fabriquée par l’embryon dès qu’il commence à se développer, et de plus en plus au fil du temps. En faisant un test trop tôt, il est possible que l’hormone soit présente en trop petite quantité pour être détectée. Il faut donc attendre la date présumée de vos règles pour faire un test, puis en refaire un une semaine après si le premier a été négatif. Si vous n’avez strictement aucune idée de quand vos règles auraient dû arriver, il est conseillé d’attendre 19 jours après le dernier rapport sexuel pour faire un test de grossesse. Un dernier conseil : faites plutôt le test de grossesse le matin, lorsque les urines sont concentrées en hormones, vous aurez ainsi plus de chances de les détecter.

 

Vous l’aurez compris, un retard de règles est souvent un problème d’hormones déséquilibrées par un changement drastique. Si vous êtes certaine de ne pas être enceinte et que vous n’avez pas de règles pendant 3 mois, il est temps de demander un avis médical. Mais surtout, écoutez votre corps, il a plein de choses à vous dire. Même si vous n’avez aucun souci, pensez à noter quelque part la quantité de sang que vous perdez (pratique avec la  coupe menstruelle Claricup !), l’intensité des douleurs qui peuvent accompagner les règles ainsi que leur durée ou leur régularité : un changement brutal est souvent le signe d’un déséquilibre, qui peut être réglé facilement si il est pris à temps.

 

 

 

 

1 D. Prokai and SL. Berga, « Neuroprotection via Reduction in Stress: Altered Menstrual Patterns as a Marker for Stress and Implications for Long-Term Neurologic Health in Women » Int. J. M. Sci., 2016, 17, 2147.

² FC. Baker and HS. Driver, « Circadian rhythms, sleep and the menstrual cycle », Sleep medicine, 2007, 8, 613-622.

3 AK. Weiss Kelly and S. Hecht, AAP COUNCIL ON SPORTS MEDICINE AND FITNESS « The Female Triad », Pediatrics, 2016 ;137(6).

4 B. Meczekalski, K. Katulski, A. Czyzyk, A. Podfigurna-Stopa, M. Maciejewska-Jeske, « Funtional hypothalamic amenorrhea and its influence on women’s health », J. Endocrinol Invest, 2014, 37 ; 1049-1056.

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